05.12.2006

English CV

EmmanuelleMendy.doc

15.11.2006

Un petit bilan s’impose….

Que retenir de cette année septembre 2005 - septembre 2006 au niveau professionnel. J’avoue : pas grand-chose. Je n’ai pas vraiment évolué, j’ai plutôt stagné voire même régressé. Je suis passée du statut de jeune diplômée revenant tout juste de Malaisie - statut il faut le reconnaître plutôt flatteur – à celui de chômeuse longue durée. J’ai perdu un an de ma vie à passer des entretiens ne débouchant sur rien.

En dehors d’une mission d’intérim de 2 mois et demi en tant qu’assistante commerciale export, je n’ai pu trouver que des petits boulots malgré mon Bac + 5 et mes connaissances en langues étrangères (anglais & japonais).  Attention, je n’ai rien contre les petits boulots mais quand on fait cinq années d’études, on ne s’attend pas à occuper des postes du type vendeuse dans un magasin de cosmétiques, gilet rouge dans les gares SNCF ou auxiliaire au centre des impôts. Cinq années d’études…ce n’est pas rien qu’en même. A quand le retour sur l’investissement ??

La situation de l’emploi en France est vraiment décevante. Rien n’est fait pour faciliter l’entrée des jeunes sur le marché du travail. Ayant fait le tour de la question en France, j’ai décidé de tenter ma chance ailleurs. Cela fait maintenant deux mois et demi que je suis à Londres. En l’espace de deux semaines, j’ai réussi à trouver un emploi à mi temps dans une entreprise de Market Research. Pas le boulot de rêve mais en travaillant deux-trois jours par semaine, cela me permettait d’avoir une rentrée d’argent et me laissait le temps de passer des entretiens. Il y a deux semaines, j’ai finalement trouvé une mission d’intérim d’un mois renouvelable au sein de World Brands Duty Free, une filiale du Groupe Pernod Ricard. Bien que ce soit temporaire, c’est une ligne de plus à mettre sur mon CV.

12.05.2006

Pourquoi les entreprises françaises ne font pas confiance aux jeunes diplômés ???

Depuis octobre, j’enchaîne les entretiens qui ne débouchent sur rien. A chaque fois, c’est la même chose. On admire mon parcours, on me félicite mais au final je ne suis pas recrutée. Pourquoi ???  Parce que je n’ai pas l’expérience requise.

Dernier exemple en date cette semaine, le pire de tous. Grâce à mes contacts, j’apprends qu’une société française basée à Andorre recherche un responsable administration des ventes  pour leur service export. Génial. On transmet mon CV qui semble plaire, on me contacte pour un entretien. Super motivée, je vais jusqu’en Andorre. Je rencontre toute l’équipe, je discute avec le directeur, je passe toute la matinée avec la responsable administration des ventes que je suis supposée remplacer. Je rentre chez moi, super confiante puisqu’on m’avait fait comprendre que j’avais de forte chance d’être sélectionnée, il ne restait plus qu’à négocier le salaire. Mais là, surprise, surprise, le verdict tombe le lendemain soir ; après mûre réflexion ma candidature a été rejeté. Ils ont préféré recruter quelqu’un ayant une expérience dans l’administration des ventes.

C’est quoi cette mentalité, on est jeune ok mais on n’est pas stupide. On est capable de traiter des commandes, gérer un stock, contacter des fournisseurs, etc. Il faut vraiment que les entreprises françaises changent de mentalités. Ce n’est pas parce qu’on n’a jamais fait une mission qu’on n’est pas capable de le faire. Si personne ne nous donne notre chance, les choses ne vont pas s’améliorer.

En ce moment on parle beaucoup de l’immigration choisie. On veut attirer des travailleurs qualifiés, des créateurs d’entreprises, des chercheurs, des professeurs d’université et les meilleurs étudiants étrangers. C’est une idée mais ce qui sera encore mieux c’est de trouver un moyen pour retenir ces milliers de jeunes diplômés qui sont obligés de quitter la France faute d’avoir un travail.